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Parce qu'en 2008 nous devrons élire le nouveau maire de Pau ...Changeons d'air en 2008
Parce que nous devons faire vivre notre démocratie locale
Parce que l'avenir de notre cité nous appartient...


Dans l'édition du 5 avril de Sud-Ouest, on pouvait apprendre que André Labarrère était prêt à accueillir Nicole Bensoussan sur sa liste et en position de devenir première adjointe en cas de victoire. Martine Lignières-Cassou a dû être ravie d'apprendre cette nouvelle.
Au-delà de cette confidence du Maire, il est malheureux de voir que la majorité municipale ne pense qu'à 2008.
Faut-il rappeler que notre ville a besoin de toutes les énergies pour avancer dans les domaines de l'emploi, de l'économie ou de l'environnement.
Il y a un temps pour tout. L'heure des petits calculs politiques n'est pas encore venue : l'intérêt général doit rester au cœur de l'action municipale

C'est en 1971 que André Labarrère s'est fait élire pour la première fois Maire de Pau.
Au-delà de cette longévité politique qui impose le respect, il est nécessaire de se poser la question de la durée des carrières politiques dans notre pays.
La France détient une fois de plus un record qui n'est pas forcément enviable. Nous sommes l'un des seuls pays au monde où les carrières politiques sont aussi longues (excepté dans le cas de Castro). Il n'est pas rare que des hommes politiques de premier plan arrivent à 50 ans de présence dans le paysage politique français, et je pense qu'il faut avoir le courage de dire que c'est trop. Notre démocratie est en partie malade à cause de cette situation qui nous amène, alternance après alternance, à voir les mêmes visages, avec des programmes souvent similaires. Dans notre pays, faire de la politique ne fait pas partie d'un passage dans une vie professionnelle riche d'expériences et de diversité. En France, on fait de la Politique le plus longtemps possible. Il semble hors de questions de se remettre en cause, d'imaginer faire une pause dans son engagement pour laisser la place aux plus jeunes, ou tout simplement pour s'immerger à nouveau dans la société civile. La flexibilité n'existe pas en politique. Prenons l'exemple de nos voisins européens : en Espagne, José Maria Aznar à quitté la tête du parti populaire ; en Allemagne, Gerhard Schröder a quitté la vie politique, tout comme John Major en Grande-Bretagne. Tony Blair en fera probablement de même d'ici à 2008. La plupart d'entre eux n'ont pas l'intention de revenir sur leurs décisions. Ils ont donné le meilleur d'eux même à leur pays. Pour eux la politique n'est qu'un passage dans une vie. Cette manière de faire et d’envisager la politique est impensable en France et il faut avouer que c'est bien dommage.
On peut considérer que ce n'est pas si grave, après tout, et que c'est même courageux de s'investir pour sa commune, sa circonscription, son département ou pour la France pendant toute une vie. Je ne le pense pas. Dans un monde qui évolue aussi vite, l'intérêt général doit être la règle. Notre démocratie doit pouvoir s'appuyer sur des élus d'horizons différents. Notons par exemple que la moyenne d'âge de nos députés est de 57 ans, que seuls 10,9 % sont des femmes et qu’aucun n’est originaire d'Afrique du Nord ; pour finir, une majorité d’entre eux sont des fonctionnaires (un statut leur permettant de retrouver leur poste en cas de défaite électorale).
Alors que faire pour que notre démocratie respire?
Il serait sage que, au nom de la vitalité démocratique de notre pays, nos hommes politiques se limitent à un certain nombre de mandats. L'idée de Nicolas Sarkozy de limiter le mandat présidentiel à deux quinquennats va dans le bon sens et doit être élargie aux autres fonctions électives. Ce n'est pas une question de modernité, c'est une question de survie.
Je suis sûr que André Labarrère, qui a su rester jeune, partage mon analyse.
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