Jeudi 18 janvier 2007

Les derniers dossiers importants qui ont été traités par la Mairie de Pau (médiathèque, travaux du centre ville, FIPAU, avenir du quartier des halles-République) m'amènent à m'interroger sur la question de l'exercice du pouvoir, de la démocratie et du rôle du citoyen dans notre chère ville de Pau.

Pau est une "création politique" comme aimait à le souligner André Labarrère. Son histoire en témoigne. Cette ville, sortie de terre par la volonté des puissants, a toujours eu un positionnement propre sur les évènements qui ont façonné son évolution et celle de la France. Les Palois ont été, sont et seront toujours des citoyens engagés pour leur ville et leur pays. C'est dans notre nature. L'histoire de notre ville est marquée par la volonté de ses habitants de suivre leur destin tout en s’associant à l'avenir et au destin d'un ensemble plus grand, la France. On pourrait citer de nombreuses dates pour illustrer cette spécificité.

J'ai envie d'en retenir deux. Le 28 octobre 1789, lorsque les Palois décidèrent de se "donner" à la France, et le référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution Européenne. Ces deux dates, espacée de plus de 200 ans, me semblent pouvoir expliquer le rapport des Palois à la politique. C'est cette histoire et ce destin qui, aujourd'hui encore, inspirent d'une certaine manière notre façon d'appréhender le monde. Commençons tout d'abord par la décision du rattachement à la France. Marque d'intelligence et de pragmatisme, signe de compréhension d'une France qui se transforme. Pau décide le rattachement avec joie, entrain, panache et pragmatisme. Autres temps, autre prise de responsabilité : mai 2005. Alors que le NON l'emporte largement dans tout le pays,  Pau vote en faveur de la Constitution Européenne avec 51,25% des suffrages. Ce n'est pas rien puisque, dans l'ensemble du pays, le OUI n'a atteint que 45,32%. Presque 6% de plus que la moyenne nationale C'est pour moi un geste fort des Palois. Un signe de confiance en l'avenir. Un signe de compréhension d'un monde qui bouge et de la nécessité de bouger avec lui. Oui, il fallait adopter cette Constitution. Oui, il fallait adapter cette Europe à ce nouveau monde en la dotant d'une Constitution qui la renforce et qui l'humanise. Les Palois y étaient largement favorables. L'avenir nous montrera rapidement que nous ne pourrons pas nous passer très longtemps d'un mode d'emploi constitutionnel pour cette Europe qui continue de grandir.

Ces deux dates illustrent pour moi un fait : Pau est à l'évidence une création politique mais surtout, les Palois sont des citoyens qui aiment la Politique.

C’est pourquoi l'enjeu des prochaines élections municipales doit être de remettre la politique au cœur de la vie de notre cité. Notre vie municipale manque de démocratie. J'appartiens à une famille politique qui considère que le référendum et la démocratie participative sont autres choses que de simples slogans de campagne. Le débat sur l'avenir de notre ville sera une réussite si, au-delà des projets, des questions de fiscalité, d'environnement et d'emploi, on parle aussi de politique, de démocratie et de participation citoyenne. Aujourd'hui, la Constitution de notre pays permet d'organiser des référendums au niveau des villes et des collectivités. La loi accorde également aux citoyens un droit de pétition qui  peut amener le maire à organiser un référendum sur un sujet donné. La révolution d'Internet permet également l'organisation de consultation des citoyens sous forme de référendums ou de sondages. A quoi bon être la première ville de France en très haut débit si c'est pour passer à côté de l'e-démocratie ?

 Il faut que nous réveillions notre démocratie locale. Il doit exister un équilibre entre le mandat d'un maire et la voix des Palois. Nous vivons dans une société qui tend de plus en plus vers la communication, l'interactivité, les réseaux. Chacun, dans sa vie de tous les jours, peut se rendre compte de ces rapides évolutions. On ne reçoit plus l'information de la même façon depuis Internet. Les techniques de travail évoluent. Nos enfants sont immergés dans ce monde d'interactivité.Notre vie politique et la manière d'exercer le pouvoir doivent également évoluer. Avec Patrick de Stampa, je défendrai avec force cette vision de la vie politique et participative de notre ville. La Politique, c'est avant tout faire que chaque citoyen soit un acteur.

par Thibault Chenevière publié dans : Election municipale
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Jeudi 11 janvier 2007

On apprend dans l'édition du journal Sud-Ouest datée d'aujourd'hui que M. Urieta est « très fâché » contre l'association Pau à vélo qui essaye de promouvoir le développement de l'usage de ce moyen de transport dans notre ville. La question que l'on se pose immédiatement est de savoir pourquoi Monsieur le Maire est « très fâché » contre cette association, dont le but semble plutôt louable et bien loin de la politique politicienne. Réponse: Pau à vélo estime que la bicyclette est la grande oubliée des travaux du centre ville, sans compter que cette association serait à la tête d'un complot politique contre la municipalité en place.

Soyons sérieux. La question du vélo n'est pas politique, elle est de bon sens. Il est normal que cette association essaye de faire avancer sa cause. Les propos de M. Urieta sont tout de même ahurissants. Qu’il s’agisse de la subvention du Méliès ou, aujourd'hui, de Pau à vélo, on a l'impression que Monsieur le Maire règle ses comptes. Soit on est d'accord avec la Mairie et tout va bien, soit on est contre et les foudres "urietales" s'abattent sur vous.

Ce n'est pas vraiment l'idée que je me fais de la vie politique pour Pau. Nous avons besoin de débats sereins et constructifs. Les citoyens ont une place majeure à prendre dans ce débat.

Le but n'est pas le Pouvoir et l'écrasement de toutes les oppositions mais le développement équilibré et harmonieux de notre ville. Une fois de plus, il est à déplorer que l'intérêt général ne soit pas la matrice de toute action politique.

De notre côté nous proposerons, très prochainement, une rencontre avec "Pau à vélo" afin de faire  un point sur la place et l'avenir de la petite reine dans notre cité.

par Thibault Chenevière publié dans : Maire
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Mercredi 10 janvier 2007

Dans un article récent,  je me suis interrogé sur le choix du site qui devrait accueillir la future médiathèque de l'agglomération paloise. Comme vous le savez, le quartier de la gare semble avoir été retenu. Comme vous le savez également, on ne vous a pas demandé votre avis. Le sondage qui suit corrige cet oubli de la communauté d'agglo. Exprimez-vous, votre opinion a du poids et sera entendue avec force dans 15 mois.

http://www.pouroucontre.com/cgi-file/vote.cgi?num=56937

par Thibault Chenevière publié dans : Communauté d'agglo
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Vendredi 5 janvier 2007
La STAP a décidé de transformer le concept de la citadine de 2001. En effet, jusqu'à présent, ce petit bus était gratuit et essentiellement dédié au centre ville. Il était possible de le stopper pratiquement n'importe où dans la rue. Tout ceci semble terminé. Le trajet vous coûtera maintenant 1 euro. Fini également la liberté : il y aura des arrêts de bus bien précis. Comme le souligne à juste titre le journal Sud-Ouest, la Citadine est devenu un bus "comme les autres". C'est fort dommage car c'est un service de plus au service des Palois qui disparaît. Je pense qu’entre rentabilité - un point bien évidemment important pour la STAP - et service public, il est pourtant possible de trouver un juste milieu. La STAP aurait pu décider de maintenir, à coté des arrêts fixes, la possibilité de stopper la Citadine n'importe où. D'autre part, la question de la gratuité reste un point important. Si l’on n'incite pas d'une manière ou d'une autre les Palois à laisser leurs voitures au garage ou sur un parking, on ne peut réussir à fluidifier le transport en centre ville. La STAP pourra me dire que la Citadine ancienne version était pratiquement vide. C'est un fait. Mais je reste persuadé que le concept est bon s’il est astucieusement intégré à une politique globale de transport au niveau de la ville et de la communauté d'agglo. Si la ville avait décidé de mettre en place des parking relais gratuits, alors la Citadine aurait trouvé son public. Les échéances de 2008 permettront de remettre à plat la question déterminante de l'organisation des transports dans notre ville avec l'ensemble de ses acteurs. Là encore, notre ville à besoin d'une vision globale et participative de la vie de la cité.
par Thibault Chenevière publié dans : politique de la ville
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Vendredi 29 décembre 2006





J'ai été interviewé par France3 Aquitaine au sujet de l'importance des blogs en vue des prochaines élections municipales à Pau.
Cette interview a été l'occasion pour moi de souligner l'importance de ce type de communication dans le débat politique. Avec ce nouvel outil, l'opportunité d'un débat en direct avec les palois qui s'intéressent à la vie de notre cité est réelle. Le blog permet en outre de se faire l'écho d'informations qui ne sont pas toujours relayées par la presse. Ce nouveau moyen de communication et une chance pour la politique et pour le débat. J'ai également souligné l'importance de débattre maintenant de l'avenir de notre ville. Trop souvent, le débat se limite à quelques semaines avant le scrutin. Notre ville mérite mieux. Voilà en substance les éléments que j'ai développés lors de cet entretien, réalisé en même temps que celui de Patrick de Stampa qui à lancé son blog ( http://patrickdestampa.over-blog.org ) en février 2006.

L'émission sera visible en ligne pour encore 2 jours ici.
par Thibault Chenevière publié dans : Presse
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