Lundi 18 juin 2007
MUNICIPALES.-- Thibault Chenevière et ses amis lancent déjà le débat, sous le signe du renouvellement politique palois
La classe rajeunie
Le jeune trio issu de l'association Pau atout c?ur - Thibault Chenevière, Julien Pardon et Nicolas Gallais -- pousse ses pions, en pastichant le slogan connu : « La vie rêvée des Palois ». Il a annoncé samedi la constitution d'une liste pour les municipales paloises de 2008, s'appuyant sur les talents et s'ancrant dans les quartiers ; il s'apprête à un « été studieux » consacré à la préparation des dossiers.
Pas question de se caler sagement sur les appareils politiques, qu'ils connaissent pour en avoir été membre (Thibault Chenevière au RPR) ou pour l'être encore (Julien Pardon au Modem et Nicolas Gallais au Parti radical) : « On va encore nous demander d'attendre, mais s'excuser d'avoir à demander la parole, ça va comme ça », dit l'un d'entre eux.
Critiques et projets. Pour qui roulent-ils ? Pour la droite, forcément ? Thibault Chenevière répond qu'il n'est pas dupe des « petits arrangements entre amis », que trahissent à ses yeux les gages d'amitié jugés singuliers qu'a donnés le maire Yves Urieta à Jean Gougy (« Sud-Ouest » du 4 juin).
Il embraye sur la critique du projet de médiathèque à l'école Henri-IV, imagine les possibilités d'aménagements sur l'hectare de terrains que libèrerait, près du Foiral, quartier lui-même en déshérence, la vieille et vétuste maison d'arrêt de Pau, etc.
Julien Pardon dénonce pour sa part les « incohérences » de la piétonnisation de la ville, fustige le tarissement du flux des Tarbais et autres Lourdais vers le centre-ville, du fait des empêchements que leur causent les actuels sens de circulation.
Nicolas Gallais, policier (à Tarbes) de son état, prône l'îlotage de quartier, pousse à tisser des liens entre policiers et jeunes de l'Ousse-des-Bois : l'espace d'un été sportif, il a vécu l'expérience en banlieue parisienne. Bref, « on a beaucoup travaillé sur les dossiers palois », résument-ils.
L'après-Labarrère. Ils considèrent que l'après-Labarrère doit être mis à profit pour ouvrir le débat : « On ne part pas trop tôt, si l'on ne veut pas qu'une fois encore, les Palois soient privés d'un débat politique aux municipales. Et l'on ne peut pas porter un programme sur six ans en trois semaines ».
Redonner du souffle à la vie publique locale passe pour eux par un renouvellement générationnel. C'est logique : ils sont dans la petite trentaine et quand ils constatent quelle est, gauche et droite confondues, la moyenne d'âge de la classe politique paloise?
La classe rajeunie
| :Th.L. |
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Pas question de se caler sagement sur les appareils politiques, qu'ils connaissent pour en avoir été membre (Thibault Chenevière au RPR) ou pour l'être encore (Julien Pardon au Modem et Nicolas Gallais au Parti radical) : « On va encore nous demander d'attendre, mais s'excuser d'avoir à demander la parole, ça va comme ça », dit l'un d'entre eux.
Critiques et projets. Pour qui roulent-ils ? Pour la droite, forcément ? Thibault Chenevière répond qu'il n'est pas dupe des « petits arrangements entre amis », que trahissent à ses yeux les gages d'amitié jugés singuliers qu'a donnés le maire Yves Urieta à Jean Gougy (« Sud-Ouest » du 4 juin).
Il embraye sur la critique du projet de médiathèque à l'école Henri-IV, imagine les possibilités d'aménagements sur l'hectare de terrains que libèrerait, près du Foiral, quartier lui-même en déshérence, la vieille et vétuste maison d'arrêt de Pau, etc.
Julien Pardon dénonce pour sa part les « incohérences » de la piétonnisation de la ville, fustige le tarissement du flux des Tarbais et autres Lourdais vers le centre-ville, du fait des empêchements que leur causent les actuels sens de circulation.
Nicolas Gallais, policier (à Tarbes) de son état, prône l'îlotage de quartier, pousse à tisser des liens entre policiers et jeunes de l'Ousse-des-Bois : l'espace d'un été sportif, il a vécu l'expérience en banlieue parisienne. Bref, « on a beaucoup travaillé sur les dossiers palois », résument-ils.
L'après-Labarrère. Ils considèrent que l'après-Labarrère doit être mis à profit pour ouvrir le débat : « On ne part pas trop tôt, si l'on ne veut pas qu'une fois encore, les Palois soient privés d'un débat politique aux municipales. Et l'on ne peut pas porter un programme sur six ans en trois semaines ».
Redonner du souffle à la vie publique locale passe pour eux par un renouvellement générationnel. C'est logique : ils sont dans la petite trentaine et quand ils constatent quelle est, gauche et droite confondues, la moyenne d'âge de la classe politique paloise?
par Thibault Chenevière
publié dans :
Communauté d'agglo
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